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Actualités (2017)


On a retrouvé 68% de l'univers ! (2017-05-01)


Il y a un siècle, les astronomes pensaient que l'univers était infini et éternel. En 1927, le prêtre belge Georges Lemaître conjectura, à partir des équations de la théorie de la relativité générale, que l'univers pouvait avoir un commencement, ce que l'on appela plus tard le Big Bang. Cette théorie reçut un début de confirmation quand en 1929 Edwin Hubble observa que plus une galaxie est éloignée de nous, plus son spectre dérive vers le rouge, ce qui signifie (effet Doppler) qu'elle s'éloigne de nous.

Un autre changement majeur dans notre compréhension de l'univers intervint dans les années 1960. Dès la fin du XIXe siècle, Lord Kelvin avait conjecturé, en observant la distribution des vitesses des étoiles, qu'il y avait plus de matière dans notre galaxie que l'on ne pouvait en voir au télescope, ce qui avait conduit Poincaré à parler de « matière noire » en 1906. Dans les années 1960, de nouvelles observations de la vitesse de rotation des galaxies, grâce à de nouveaux moyens techniques, confirmèrent l'intuition: la matière que l'on observe, c'est-à-dire les étoiles, ne représente que 15% de la matière dans l'univers d'après les théories actuelles. La matière noire, supposée combler le manque, n'a encore jamais été observée, mais les recherches vont bon train.

Pire encore, dans les années 1990, de nouvelles observations conduisirent à conjecturer que la matière ne représente que 32% de l'énergie dans l'univers, le reste étant constitué d'« énergie noire ». Dans ces conditions, la matière visible ne représenterait que 5% de l'énergie de l'univers. L'énergie noire n'a jamais encore été observée directement.

En un siècle, les astronomes ont donc « égaré » 95% de l'énergie dans l'univers. C'est embêtant, tout de même.

Mais peut-être l'énergie noire n'existe-t-elle tout simplement pas: c'est la théorie que des chercheurs hongrois viennent de publier. En effet, les équations de la relativité générale sont particulièrement complexes mathématiquement, et jusqu'ici les astronomes s'appuyaient, pour les mettre en œuvre, sur un modèle simple d'univers, de densité constante. Or la répartition de la matière dans l'univers n'est pas du tout constante puisque les galaxies se concentrent à la surface de sortes de bulles gigantesques. Si l'on intègre cette répartition dans le modèle de développement de l'univers depuis le Big Bang, la simulation numérique colle parfaitement aux observations, sans introduire aucune énergie noire.

Des observations devront confirmer ou infirmer cette théorie; il serait cocasse que l'énergie noire, qui occupe bien des astronomes depuis vingt ans, n'ait été qu'un mirage résultant d'une approximation trop grossière.



Quelle ville choisir? (2017-02-23)


Parmi les nombreux paramètres que vous prendrez en compte pour choisir votre école, le climat n'est pas à négliger. Le site Solargis vous offre des cartes précises montrant l'ensoleillement, la température moyenne et le relief.



L'ENSAE déménage à Saclay (2017-02-07)


À 15 km au sud-ouest de Paris, le « cluster » de Saclay ambitionne de regrouper un quart de la recherche scientifique française, combinant grandes écoles, universités, centres de recherche et entreprises. De nombreuses écoles de la région parisienne s'y transposeront ou l'ont déjà fait. L'ENSAE (Statistiques et administration économique, concours Mines-Ponts) s'installera dans son nouveau bâtiment à Saclay à la rentrée prochaine.



Son directeur, M. Pouget, a bien voulu nous en parler.


Pourquoi partir à Saclay ?

L'ENSAE est actuellement située à Malakoff, en proche banlieue parisienne. Nos locaux sont répartis sur trois sites distants de 500 m. L'un est partagé avec l'INSEE et abrite les équipes de recherche en statistiques, un autre accueille les équipes d'économie et finance, un troisième, la sociologie et la formation continue. À Saclay, notre surface sera plus que doublée, ce qui permettra de réunir tout le monde au même endroit. Le département d'économie de l'X viendra aussi s'installer chez nous. Nous serons sur un vrai campus.

Nous pensons aussi que le cluster nous permettra de renforcer les partenariats de nos laboratoires avec des entreprises et nous espérons bénéficier de son attractivité internationale.


Recruterez-vous plus d'élèves de prépa ?

Oui, dès l'année prochaine nous passerons de 45 à 50 élèves recrutés dans la filière MP. Dans l'ensemble, nous passerons à terme d'environ 500 à environ 750 élèves toutes années confondues. Nous accueillons déjà des élèves des prépas commerciales et des khâgnes scientifiques, des élèves admis sur titre ou en double diplôme provenant d'autres grandes écoles (X, ENS Paris-Saclay, HEC, ESSEC, etc.) ainsi que des étudiants de l'université et des étudiants étrangers. Nous souhaitons aussi accueillir plus d'étudiants dans les masters, les mastères spécialisés, et plus de doctorants.


Quelles seront les conditions de vie des élèves à Saclay ?

Une ambition du cluster est la mutualisation. Il n'y aura pas de résidence réservée aux étudiants de l'ENSAE, mais ils pourront se loger dans une résidence qui est en cours de construction à proximité de l'école, en compagnie d'élèves d'autres écoles. Concernant les transports, la situation s'est améliorée au sein de Saclay grâce à un bus en site propre qui passe maintenant à une fréquence raisonnable et qui relie le campus au RER B. Nous attendons néanmoins avec impatience l'ouverture de la ligne de métro du Grand Paris, qui est espérée pour 2024.

Enfin, pour les études, la situation sera meilleure car les locaux seront mieux adaptés à l'enseignement et une pédagogie plus tournée vers le numérique pourra être mise en place.


Merci pour cet entretien.



De l'hydrogène métallique (2017-01-27)


À température ambiante, les atomes d'hydrogène se présentent sous la forme de molécules de dihydrogène, fort rares puisqu'elles ne représentent que 0,000 05% de la composition de l'atmosphère terrestre. Ce gaz léger est notoirement difficile à liquéfier puisqu'il descendre à 14 K (-259 °C). La forme solide, elle, n'apparaît pas même à température très basse. Du moins, sous 1 atm (105 Pa) car en 1935, des physiciens avaient calculé qu'une pression suffisante, à 14 K, permettrait d'obtenir un métal.

Cet exploit vient d'être réalisé par une équipe de l'Université Harvard (États-Unis). Pour cela, il a fallu soumettre l'hydrogène à une pression de 495 GPa. À titre de comparaison, la pression au centre de la Terre est de 380 GPa.

Avant d'atteindre cette pression, le diamant dont était composée la « pince » appuyant sur l'échantillon se brisait. Diverses améliorations jouant sur la composition de la pince et la lumière utilisée ont permis de surmonter le problème. L'hydrogène solide renvoie la lumière, ce qui est le signe que c'est un métal.



Cette expérience nous rappelle que former un métal solide n'est pas réservé à certains éléments de la classification périodique. Un solide est un métal s'il contient des électrons qui peuvent se déplacer librement. De nombreux éléments, comme le soufre, donnent des métaux lorsqu'ils sont soumis à une pression suffisante. Sous pression ambiante, ni le charbon ni le diamant ne sont des métaux, mais certains nanotubes de carbone le sont.
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