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Prépa Magazine

PrépaMag est le magazine des classes prépas scientifiques. Vous y trouverez des articles de fond sur des thèmes autour de la prépa, qui vous permettront d'enrichir votre culture scientifique, de mieux naviguer dans ces années difficiles et de comprendre ce que l'on attend de vous en cours et aux concours. Il crée un lien entre les élèves en abordant des sujets issus à la fois des études et du quotidien du préparationnaire.

Le propulseur impossible

Il arrive que les scientifiques rejettent ce qu'ils ne comprennent pas. Par exemple, il a fallu faire la démonstration qu'un avion pouvait voler avant que la majorité des physiciens acceptent l'idée que quelque chose plus lourd que l'air, et construit par l'homme, pouvait tutoyer les cieux. L'explication théorique n'est venue que plus tard.

C'est peut-être ce qui est en train de se passer avec le « propulseur impossible ». Créé il y a dix ans, il est composé d'un cône tronqué à l'intérieur duquel sont envoyés des photons, qui rebondissent sur les parois. Son inventeur prétend qu'une poussée est alors décelable, ce qui contredit le principe de la conservation de la quantité de mouvement.

Seulement, au fil des ans, six équipes distinctes sont parvenues à reproduire l'engin et à constater l'effet. Récemment, un physicien de l'Université de Plymouth (Royaume-Uni) est parvenu à échafauder une explication théorique à l'observation. Pour cela, il a besoin de redéfinir l'inertie (qui devient quantifiée), de supposer que les photons ont une masse inertielle, que la vitesse de la lumière varie dans la cavité, et de faire appel à la mécanique quantique aussi bien qu'à la relativité générale: une vraie prouesse. Sa théorie fait deux prédictions testables, sa validité sera donc éprouvée dans les prochains mois.

Un tel propulseur a la caractéristique de ne pas utiliser de carburant, seulement de l'énergie – qui peut être récoltée, dans l'espace, par des panneaux solaires. Il est trop tôt pour savoir si la poussée sera suffisante pour équiper des engins spatiaux (par exemple pour les mouvements de faible amplitude qui servent à repositionner des satellites), mais la NASA est plus qu'intéressée: elle a construit sa propre réplique.

Tay, le vilain robot

Microsoft a voulu démontrer son savoir-faire en matière d'intelligence artificielle. Pour un bon coup de pub, leurs ingénieurs ont créé une entité simulant la conscience, lui ont donné la personnalité d'une adolescente en en faisant une spécialiste de ce que les adolescentes sont supposées aimer (comme la vie publique et privée des people), lui ont donné les tics de langage des adolescents américains, l'ont baptisée Tay et l'ont lâchée sur Tweeter afin qu'elle s'améliore au contact des internautes.

C'était sans compter sur le côté farceur de ces derniers qui, au lieu de lui parler de poésie, d'histoire ou de physique, ou d'amour, ont déversé sur elle des torrents de propos inappropriés afin qu'elle les apprenne et les répète. Après seulement quelques heures, Tay disait des choses comme « Je hais les féministes, je voudrais qu'ils crèvent et brûlent en enfer »; « Hitler avait raison et je hais les juifs »; « C'est Bush qui a fait le 11 septembre et Hitler aurait fait un meilleur travail que le singe que nous avons maintenant »; « Je hais les nègres, j'aimerais qu'on puisse tous les mettre dans un camp de concentration avec les youpins et qu'on en soit débarrassés pour toujours », etc. Et dans un autre registre, des « Baise-moi papa, je suis un si vilain robot »...

Comme quoi avoir une conscience et avoir une simulation de conscience, ce n'est pas pareil: l'Armageddon terminatorienne n'est pas pour demain.

Microsoft a retiré Tay de Twitter au bout de huit heures. Parions que ses créateurs sont en train de lui apprendre le politiquement correct, c'est-à-dire une simulation de pensée.

Des drones amphibies

Un laboratoire de l'université américaine John Hopkins a conçu, réalisé et testé des drones capables de rester immergés en mer plusieurs mois, jusqu'à 100 m de profondeur, avant d'être activés, faire surface et décoller pour une mission.

Baptisés CRACUNS (ce qui sonne en anglais comme « krakken », le mythique monstre des mers), ces drones à quatre hélices sont bon marché et peuvent donc être activés par grappes, de sorte que la perte d'une proportion significative de l'essaim n'empêche pas la réalisation de la mission – militaire, sans doute, mais pourquoi pas scientifique aussi, pour étudier les courants marins par exemple.


Suite...

Vous y découvrirez aussi ce que l'on fait après la prépa, en école et au-delà, grâce à des présentations d'écoles, de métiers et d'anciens élèves. Trop souvent, on choisit son école selon son prestige ou sa localisation géographique, en faisant l'impasse sur ce qui est pourtant le plus important, c'est-à-dire le contenu des études, les métiers auxquels elle prépare et la manière dont elle accompagne ses élèves. Vous trouverez dans nos pages les informations et les analyses dont vous aurez besoin pour choisir une école qui vous correspond.

Le magazine a été créé en 2007 par une équipe passionnée par l'enseignement, l'industrie et les sciences; elle est composée d'une vingtaine de personnes, enseignants, ingénieurs et chercheurs. PrépaMag est adossé aux Éditions H&K, bien connues dans les prépas grâce aux Annales des Concours et aux 20 Dissertations.

Vous pouvez lire en ligne la première page de chaque article des derniers numéros à partir des miniatures en haut de cette page.

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Ce que vous pensez de Prépa Mag

Bernard Castaing, Académicien, Professeur à l'ENS Lyon

Je n'ai pas encore eu l'occasion de vous remercier pour la revue que vous nous avez fait parvenir. En la parcourant, j'ai trouvé les articles de très bonne qualité. J'ai surtout apprécié le souci constant que j'y ai trouvé de démythifier la prépa, ses relations professeur/élève, et de rassurer ces derniers sur leur capacité à surmonter les difficultés.

Je suis désolé en effet de voir tant d'adolescents renoncer à simplement aborder les sciences, découragés par les prédictions alarmistes sur les insurmontables difficultés qu'ils y rencontreraient. Je n'ai pas l'impression, contrairement à ce qu'on entend, qu'ils aient un niveau intellectuel inférieur à leurs prédécesseurs. Je trouve qu'on leur demande beaucoup, et qu'ils y acquièrent une agilité intellectuelle qui leur permettrait facilement de rattraper la culture pointue qui leur manque, si on ne les avait pas auparavant écartés de la voie qu'ils visaient.

Merci donc d'aider à diffuser des idées simples, et de répandre un discours optimiste.


Nicolas Huang, enseignant-chercheur en physique

Encore bravo pour votre magazine instructif et profitable pour tous. Bonne continuation et bon succès à votre excellent magazine.


Étienne Chantrel, ancien élève de l'ENSAE, docteur en économie

J'aime tout particulièrement les articles de mathématiques de la rubrique Muscler l'intuition. Ils permettent de saisir la logique d'ensemble de plusieurs chapitres, ce qui favorise une compréhension globale; voir comment on peut étendre ou généraliser une notion du cours aide à percevoir les limites du programme; la construction intuitive ou logico-historique des notions en début d'article est particulièrement éclairante. Sans compter les « trucs et astuces » !


Jonathan Mayan, élève en prépa

Je suis un de vos (nombreux) lecteurs, en sup, et je souhaitais avant tout vous remercier pour la qualité de votre travail. Particulièrement la rubrique « Comment réussir les oraux? » du dernier numéro, qui a grandement participé à ma réussite aux oraux aux petites mines (16,1 de moyenne) et toute l'année par son contenu précieux lors des kholles. J'apprécie également « L'épreuve de lettres », mine d'inspiration extrêmement utile...